Camion au biodiesel du Groupe Mazet devant le centre technique Poids Lourds Albenassiens, illustrant des solutions de transport durable.

Transport Mazet biodiesel truck showcasing sustainable transport solutions.

Au service du progrès : le Groupe Mazet ouvre la voie avec sa flotte de camions biodiesel

Publié le 11 mars 2026 - 8 min de lecture

En mouvement depuis plus d’un siècle, le Groupe Mazet n’a cessé d’évoluer, de s’agrandir et de s’adapter aux enjeux et besoins d’un monde lui-même en mutation. Entreprise familiale dès son origine, le groupe pilote à présent l’ensemble de la chaîne logistique du transport, depuis la livraison nationale et internationale jusqu’à l’expédition, l’entreposage et la préparation de commandes. Décennie après décennie, il a enregistré une croissance régulière pour devenir un réseau de 40 sites répartis dans toute la France, qui emploie 1 000 personnes et exploite 1 000 véhicules : 550 camions articulés, camionnettes et poids lourds rigides, dont 70 % alimentés au biodiesel produit à partir de graines de colza, et 450 semi-remorques. 

Ce succès durable tient à une constante : la capacité à se transformer en phase avec le marché. Aujourd’hui, cet état d’esprit évolutif passe par un engagement environnemental fort, levier de performance et gage de confiance. 

 

PierreLouis Mazet, président du Groupe Mazet, qui pilote la transition de l’entreprise vers le transport durable et le biodiesel.

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Pierre-Louis Mazet, President of Groupe Mazet. 

 

Décarbonisation : le choix d’une démarche globale  

Sous l’impulsion de Pierre-Louis Mazet, président du Groupe Mazet, le développement durable a acquis une importance centrale dans la stratégie de l’entreprise. Membre de la quatrième génération de la famille de transporteurs, le dirigeant est mieux placé que quiconque pour connaître l’impact du secteur sur la planète : les poids lourds comptent pour plus d’un quart des émissions de gaz à effet de serre (GES) du transport routier, et pour environ 6 % des émissions de GES totales à l’échelle de l’UE[1]

Comme le souligne Pierre-Louis, la réponse du Groupe Mazet à cette urgence climatique « est une démarche globale, progressive et très volontaire », puisqu’elle prend en compte l’ensemble des dimensions au sein de ses activités. Au-delà des véhicules et des carburants, l’entreprise s’emploie en effet à : 

  • exploiter l’énergie solaire en installant des panneaux photovoltaïques sur ses sites ; 
  • concevoir des bâtiments auto-suffisants en énergie ; 
  • réduire sa consommation d’électricité, de matériaux et de consommables ; 
  • promouvoir l’éco-conduite par la communication et la formation. 

Le biodiesel et ses avantages : une étape concrète vers un transport plus propre

Parmi les grandes initiatives du Groupe Mazet, une action se distingue par son impact immédiat et mesurable : la transition vers des camions biodiesel en réponse aux enjeux environnementaux. Après avoir étudié d’autres sources d’énergie alternative, notamment l’électrique et l’hydrogène, le Groupe Mazet a décidé d’opter pour le biocarburant B100, produit par Oleo 100. « Nous avions une nécessité globale, au niveau de notre planète, d'agir et de faire notre part du travail. » déclare Pierre-Louis Mazet, précisant que le recours au biodiesel s’inscrit dans cet engagement. « Nos clients ont besoin également d'avoir cette démarche vertueuse pour réduire leur impact carbone. Et nous, nous devons, en tant que fournisseurs, répondre à ces besoins. ». 
 
Depuis 2019, le Groupe Mazet fait donc rouler ses véhicules avec du biocarburant B100, qui est dérivé d’huile de graines de colza cultivé sur le sol français et entièrement élaboré en France. Le procédé de production de ce biodiesel a pour triple intérêt d’abaisser les émissions, de soutenir l’agriculture locale et de consolider la chaîne de valeur nationale. 
 
Si ce changement implique un certain nombre d’ajustements opérationnels (prix d’achat des véhicules légèrement supérieur, augmentation marginale de la consommation de carburant), le B100 possède un coût comparable à celui du diesel, mais surtout, ses bénéfices environnementaux sont considérables : l’entreprise a ainsi enregistré une réduction de 60 % de ses émissions de dioxyde de carbone (CO₂) du puits à la roue, évitant par là même le rejet de 5 000 tonnes de CO₂, soit l’équivalent de 2 900 vols aller-retour entre Paris et New York, rien qu’au cours de l’année 2024.  [2] 

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Des partenariats structurants dans la transition du Groupe Mazet vers les biocarburants

Chaque transformation puise sa force dans la collaboration mise au service d’un objectif : répondre à des enjeux communs. En travaillant étroitement avec Oleo 100, le Groupe Mazet a mis en place des solutions biodiesel dédiées sur tous ses sites, gage d’une totale autonomie et d’une fluidité de ses activités. La compatibilité du B100 avec les camions biodiesel Renault Trucks permet en outre de limiter au maximum la nécessité de nouvelles formations et d’adaptations mécaniques majeures.  
 
"Dans cette démarche de réduction de notre empreinte carbone, la partie véhicule est la plus importante, évidemment », indique Pierre-Louis Mazet. Et pour mesurer l’impact de leur transition, le Groupe Mazet peut s’appuyer sur l’aide de leur partenaire, Oleo 100."

Mais la décarbonisation ne se résume pas à la seule utilisation du biocarburant. Pour le Groupe Mazet, le développement durable passe également par l’efficacité opérationnelle et la gestion des ressources, deux variables auxquelles le groupe Michelin est loin d’être étranger. Les différentes gammes de pneumatiques MICHELIN contribuent en effet à réduire la consommation de carburant ; le recreusage permet de prolonger la durée de vie des pneus et le rechapage limite l’utilisation de matières premières, autant de facteurs à l’appui de la stratégie circulaire du Groupe Mazet. 
 
Cette démarche partenariale n’a pas seulement accéléré la transition bas carbone du Groupe Mazet : elle a aussi donné les moyens à l’entreprise de répondre à de nouveaux appels d’offres et d’attirer des clients en quête de durabilité, prouvant ainsi que la responsabilité environnementale peut constituer un réel avantage concurrentiel. 

L’éco-conduite, ou comment allier sécurité, efficacité et responsabilité

Aux yeux du Groupe Mazet, le développement durable s’évalue aussi et surtout à la manière dont est parcouru chaque kilomètre. L’éco-conduite s’est ainsi muée en pierre angulaire de la culture environnementale de l’entreprise. 
 
Animé par trois formateurs en France, le programme donne à chaque conducteur la possibilité de s’améliorer à travers le suivi d’une formation tous les cinq ans et la réalisation de bilans de performance mensuels. Chaque véhicule est équipé d’un port FMS (système de gestion de flotte) enregistrant plusieurs paramètres clés (accélération, freinage, ralenti, roue libre, etc.), que les formateurs analysent en temps réel pour dispenser des conseils personnalisés.  

Alban Aumage, directeur du programme d’éco-conduite du Groupe Mazet, explique : "Un conducteur qui freinera moins et qui utilisera son ralentisseur permettra de faire durer les plaquettes de frein plus longtemps. Je travaille aussi avec eux les trajectoires, ce qui permet de diminuer l'usure des pneumatiques" et in fine, d’augmenter la longévité des véhicules.

  Je ne suis pas là pour faire le gendarme. Je suis avant tout là pour les accompagner. Je suis là pour former et informer.  

 
Cette combinaison de technologies, d’analyse et d’engagement humain produit des résultats mesurables, comme en témoigne Alban Aumage :  "Chaque année, on arrive à baisser notre consommation d'environ 1 litre au 100 grâce à nos évolutions techniques sur les véhicules et l'accompagnement de tous nos conducteurs. " 

 

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Le suivi de la flotte et des pneumatiques, piliers clef de la stratégie bas-carbone

L’entretien de la flotte est piloté par les centres techniques PLA (Poids Lourds Albenassiens), en partenariat étroit avec Michelin et Euromaster. Tandis qu’Euromaster assure le suivi quotidien et la mise en œuvre technique, Michelin prend en charge l’analyse de la flotte et l’optimisation stratégique du poste pneumatique, avec comme objectif d’améliorer le coût total d’usage des flottes de transporteurs tout en réduisant l’impact environnemental. 

Romain Lacoste, directeur des centres techniques PLA (Poids Lourds Albenassiens) l’explique : « le choix des pneumatiques est primordial dans la consommation de carburant : pour baisser celle-ci, Michelin propose une gamme énergie. Par exemple, pour la gamme autoroutière, on peut prendre un profil X® Line Energy qui a une très faible résistance au roulement, qui nous permet un gain de consommation de carburant et donc un gain en CO2. » Pour des trajets plus régionaux, c’est la gamme X® Multi Energy que le groupe Mazet privilégie. 

 

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Romain Lacoste souligne également l’importance du recreusage dans la gestion du poste pneumatique : " Il faut vraiment suivre les pneumatiques au plus près pour les recreuser au bon moment, aller chercher ces derniers millimètres de gomme pour faire le plus d'économie possible sur le carburant. "et de rappeler qu’« on estime à peu près à 25% le gain en rendement kilométrique avec le recreusage ». 

Dans cette approche durable alliée à la bonne gestion du coût total d’usage, Romain Lacoste conclut sur l’évidence de rechaper les pneumatiques : "c'est un gain non négligeable en coût, c'est un gain non négligeable en économie de matières premières ." 

 

 

Au programme pour la suite : un progrès alimenté par la confiance

L’impact de cette transition a été très positif, que ce soit pour nos clients, qui apprécient notre démarche proactive, ou en interne, en apportant un sentiment de renouveau et de modernité à notre flotte et à notre image d’entreprise », souligne Pierre-Louis Mazet. « Mais ce n’est pas tout : cela nous permet d’attirer de nouveaux talents en présentant le Groupe Mazet comme une entreprise engagée, tournée vers l’avenir et fière de sa transition écologique ». 

À l’heure où le Groupe Mazet poursuit son cheminement vers le développement durable, l’entreprise apporte la preuve que responsabilité et performances peuvent aller de pair. La transition vers des camions biodiesel, les initiatives d’éco-conduite et les partenariats noués avec des innovateurs de confiance ne sont pas des aboutissements, mais bien des jalons sur une trajectoire d’amélioration continue.

À ceux qui sont prêts à entamer la transition énergétique de leur flotte, Pierre-Louis Mazet délivre un message clair : « Analysez vraiment ses besoins, faire quelque chose qui compte réellement aujourd’hui, pour l’environnement, pour son entreprise, pour ses clients, pour ses tiers ; et surtout mettre en place les choses petit à petit, en se faisant aider et accompagner de partenaires de confiance. » 

FAQ :

Le biodiesel est-il meilleur que le diesel ?

Le biodiesel réduit sensiblement les émissions de dioxyde de carbone (CO₂) du puits à la roue des camions biodiesel. Le Groupe Mazet a baissé ses émissions de 60 % en optant pour le biocarburant B100.

Peut-on utiliser le biodiesel avec un moteur diesel classique ?

Oui ! La plupart des moteurs diesel modernes peuvent tourner avec un mélange au biodiesel ; les « camions biodiesel » proprement dits, tels le Renault B100 constituant la flotte du Groupe Mazet, fonctionnent quant à eux uniquement au biodiesel moyennant des ajustements mécaniques minimes. 

Pourquoi le biodiesel n’est-il pas couramment utilisé ?

L’infrastructure de distribution limite la généralisation de son adoption. Pour autant, un partenariat comme celui conclu par le Groupe Mazet avec Oleo 100 montre que la production locale de biodiesel peut aider à surmonter ce genre d’obstacles.

Comment le biodiesel est-il fabriqué ?

La production de biodiesel repose sur des huiles végétales, des huiles alimentaires usagées ou des graisses animales, de l’alcool et un catalyseur. Le fournisseur du Groupe Mazet, Oleo 100, se sert d’une huile de graines de colza 100 % cultivé en France pour produire son biocarburant B100. 

 

 

 

SOURCES

[1] https://climate.ec.europa.eu/eu-action/transport-decarbonisation/road-transport/heavy-duty-vehicles_en?utm 

[2] Calculs et données internes au Groupe Mazet  

[3] 25 % de kilomètres en plus grâce au recreusage, par rapport à un pneu MICHELIN usé n’ayant pas été recreusé. Pour une profondeur de recreusage moyenne de 4 mm. Informations basées sur les recommandations du TNPF datant de 2013, expliquant que le recreusage peut, une fois la limite d’usure du pneu atteinte, augmenter sa longévité en permettant d’utiliser l’ensemble du caoutchouc disponible. 

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